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L’Académie des sciences est-elle la marionnette des industriels ?

marionetteL’Académie des sciences vient de publier un « Avis »( lien ) qui d’après le titre du document est destiné à éclairer le débat sur les gaz de schiste. Remarquons que la question du pétrole et son économie, très différente du gaz semble d’emblée écartée de la discussion. De même le grand public et nos élus font systématiquement l’amalgame et parlent de gaz au lieu de pétrole, confusion que les pétroliers ne manquent pas de relever comme preuve de notre incompétence.

Ainsi 19 « savants » composant  le groupe de travail viennent de se prononcer, avec l’autorité et le respect qu’inspire l’appartenance à cette prestigieuse Académie. Il n’est pas question de mettre en doute les compétences reconnues,  souvent internationalement, de ces 19 membres dans leurs spécialités respectives. Et il ne fait aucun doute que cet « avis » aura un poids déterminant dans les décisions que prendront les politiques, compte tenu de leur parfaite ignorance du sujet et  de leur courte vue.

Mais a-t-on raison de s’en remettre à cet «avis » ayant reçu l’approbation de tant de sommités ?  Regardons de près la spécialité de chacun des 19 membres signataires

Roger Balian Statistiques
Sébastien Balibar Physique des matériaux – Super fluidité des surfaces liquids et cristallines
Yves Bréchet Physique des matériaux , consultant dans l’industrie, haut commissaire à l’énergie atomique
Édouard Brézin Théorie statistique des champs appliquée aux transitions de phase
Sébastien Candel Mécanique des fluides, combustion, propulsion, acoustique, Président du comité scientifique de l’IFP
Catherine Césarsky Astro physique
Michel Combarnous  mécanique des fluides – académie des technologies
Vincent Courtillot Geophysique climato -sceptique avéré
Jean Dercourt Géologue des formations sédimentaires des chaînes de montagne
Jean-Claude Duplessy Dynamique des oceans
Pierre Encrenaz Radio astronomie
Marc Fontecave Chimie, Biologie
Robert Guillaumont Chimie des actinides, déchets radio actifs
Marc Pélegrin Aéro spatiale
Olivier Pironneau Analyse numérique
Michel Pouchard Physique des solides,liaisons chimiques, structure des bandes
Paul-Henri Rebut Conseiller CEA, fusion nucléaire
Didier Roux Micro emulsions – comité scientifique EXON Rhone Poulenc Saint Gobain
Bernard Tissot Energie

 

On observe que très peu ont œuvré dans les domaines concernés par la problématique des gaz de schistes

Il n’y a aucun économiste. Sur la technologie des forages et de la fracturation hydraulique,  seul  Sébastien Candel par ailleurs Président du comité scientifique de l’IFP peut avoir un avis autorisé.  Sur la question  du traitement des rejets et de l’approvisionnement en eau,  il n’y a aucun spécialiste,  de même pour les pollutions atmosphériques.  Seul M. Robert Guillomont,  spécialiste des déchets radio actifs  se rapproche de cette problématique. Pour les autres, on trouve des spécialités allant de la radio astronomie  à l’énergie nucléaire,  en passant par l’analyse numérique ou la dynamique des océans. Compte tenu de l’hyper spécialisation aujourd’hui nécessaire aux scientifiques,  leur appréhension des autres domaines n’est souvent que superficielle. Il est alors permis d’avoir des doutes sur la pertinence de l’ “Avis » .

Il est vraisemblable  que l’Académie dans sa grande sagesse avait bien conscience de cette faiblesse, car elle a fait appel à l’expertise de spécialistes extérieurs.

Qui sont-ils ?

M Olivier Appert Président de l’IFP Énergies nouvelles et François  Kalaydjian  –  Directeur  de  la  Direction  des  technologies  de développement durable – IFP Énergies nouvelles.

On imagine aisément que le point de vue de l’IFP est par définition favorable aux explorations et exploitations de toute ressource potentielle d’hydrocarbures.

Il est très intéressant de visionner les interventions sur les médias  des 3 autres experts, tous défavorables à l’exploitation des hydrocarbures  de schistes . Il semble donc que leur avis,  si ils l’ont exprimé de la même manière,  n’ait pas eu beaucoup de poids. Regardez plutôt :

Nicolas Arnaud – Directeur de recherche – OSU-OREME – CNRS

http://www.webtv.univ-montp2.fr/6004/les-gaz-de-schistes-interview-de-nicolas-arnaud-directeur-de-losu-oreme-sur-france-3-montpellier/

Françoise Elbaz-Poulichet – Directrice de recherche – OSU-OREME – CNRS

http://www.youtube.com/watch?v=NR-NlSOwOss

Michel Séranne – Chargé de recherche – OSU-OREME – CNRS

http://www.gm.univ-montp2.fr/IMG/pdf/ShaleGas-UM2.pdf

En outre l’académie auditionné  Bruno Courme  responsable de TOTAL Gaz Europe

 

 

 

Par ailleurs  l’Académie, en préambule de son Rapport,  nous dit s’être appuyée sur les travaux de :

Robert Siegfried  ( président  du  Research  Partnership  to  Secure  Energy  for America,  RPSEA.)

Le RPSEA est un organisme indépendant ayant pour objet de favoriser l’exploitation pétrolière en eau profonde et le pétrole non conventionnel. Son bureau exécutif est constitué de membres,  tous liés directement aux pétroliers.  On y trouve des représentants de : Talisman Energy, BP, Cheniere Energy,  NGP Energy … et même John Hess chairman de Hess corporation. ( voir le lien ) on ne s’étonnera donc pas que M Siegfried soit très favorable à l’exploitation des schistes.

Robert Mair (président d’un groupe de travail conjoint entre la Royal society et la Royal academy of engineering du Royaume-Uni ).

Il est le spécialiste mondial de la construction des grands tunnels, comme celui de Singapour.  Bien que la technologie pour un grand tunnel routier soit assez éloignée d’un forage vertical et horizontal, il a pris au royaume uni fait et cause pour l’exploitation du gaz de schiste

Voir video http://www.youtube.com/watch?v=dkPMRP0pPIU

Enfin remarquons que parmi les 19 sages figurait un membre du comité scientifique d’EXON et le président du comité scientifique de l’IFP.

Y a-il conflit d’intérêt ? L’Académie des sciences est-elle la marionnette des industriels ? Laissons au lecteur le soin d’en juger.

Communiqué d’Isabelle Lévy

Bonjour,

En quelques mots, notre histoire de schiste et de permis est loin d’être terminée.

Nous sommes en train de nous battre contre le Ministère de l’Ecologie qui tient un double discours.

Au lieu d’assumer pleinement sa position (“on est pas si contre que ça, on est même un peu pour”), un moyen “subtil” est mis en oeuvre:

• laisser les pétroliers faire des procès contre l’Etat, (environ 25 procès depuis le mois de janvier)

• ne pas se présenter aux audiences, (l’Etat ne présente aucune défense, ne répond pas aux convocations, ne rédige pas de “mémoires en défense”)

• perdre systématiquement tous les procès (au nom de l’adage “les absents ont toujours tort”)

• et nous dire ensuite “vous voyez bien, nous on est contre le pétrole de schiste, mais la justice a tranché, on est obligé de signer les permis”.

C’est la manoeuvre contre laquelle nous nous battons depuis plusieurs semaines.

Le paroxysme a été atteint vendredi 8: les représentants des collectifs agissant en Seine et Marne ainsi que les élus de ces territoires avons été convoqués par le ministre.

Nous l’avons entendu nous dire: “je suis d’accord avec vous, vous me connaissez, je me suis battu contre les OGM, contre les permis de recherche de gaz de schiste, mais là, je n’y peux rien, l’Etat est condamné par la justice, il faut qu’on signe, si on ne ne fait pas, ça coûtera encore plus cher”.

Nous avons dénoncé ces propos.

Non, la justice n’a pas condamné l’Etat à signer, elle a condamné l’Etat à justifier son refus de signer

 des arrêtés de mutation de permis de recherche exclusif d’hydrocarbures.

Aujourd’hui nous dénonçons la manipulation dans laquelle on souhaite nous engluer.

Non, l’Etat n’a pas l’obligation de signer ces documents. 

Ces arrêtés de mutation ne doivent pas être signés. 

 

Si le gouvernement signe ces documents, il avoue implicitement aujourd’hui, qu’il soutient les pétroliers dans leur volonté d’explorer (donc d’exploiter) les hydrocarbures non conventionnels (les pétrole et huile de schiste) comme il les a soutenus en ne se présentant pas devant les tribunaux admnistratifs.

Prendre prétexte d’une condamnation en justice, mal interprétée, pour signer c’est avouer son incapacité à prendre une vraie décision politique concernant les énergies extrêmes.

On peut enfin s’étonner que le ministre de l’écologie se réjouisse de la décision du Conseil Constitutionnel d’avoir conforté une loi qui autorise les expérimentations, qui interdit la fracturation hydraulique sans la définir. A-t-il oublié qu’en 2011 les élus socialistes, au motif que le projet de loi présenté par C.Jacob était mal rédigé et pouvait être dangereux, n’avaient pas pris part au vote de cette loi?

Pour connaître les dernières informations concernant la signature des arrêtés de mutation, quelques liens:

• le communiqué de presse des collectifs présents à la réunion du 8 novembre:

http://colfertois.canalblog.com/archives/2013/11/13/28420962.html

• une excellente tribune d’Arnaud Gossement, publié sur le site de Terra Eco:

• pour nous aider, une pétition en ligne à signer
Nous n’avons qu’une seule arme: notre parole.
Nous avons besoin de porte-voix… 
à relayer, à diffuser, sans modération…
1000 mercis!

Monsieur le Ministre, ne signez pas !

Pétition pour soutenir la demande D’Arnaud Gossement et Olivier Meyer

http://www.petitions24.net/monsieur_le_ministre_ne_signez_pas

Le ministère de l’Ecologie vient de diffuser, ce vendredi 8 novembre, un communiqué de presse aux termes duquel il affirme être contraint par une décision de justice d’accorder dans les jours prochains sept permis à la société Hess Oil pour rechercher un gisement de pétrole de schiste en Seine-et-Marne et dans l’Aisne. Pour Arnaud Gossement et Olivier Meyer, avocats engagés contre des projets de forage, c’est faux.

Nous, avocats engagés contre des projets de forages d’hydrocarbures non conventionnels, appelons Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, à refuser de signer les arrêtés qui permettraient d’accorder à la société Hess Oil le bénéfice de sept permis exclusifs de recherches.

Nous dénonçons le double discours d’une partie de l’administration. En effet, pendant que le chef de l’Etat et le ministre de l’Ecologie, avec une sincérité certaine, défendent l’interdiction du recours aux gaz et huiles de schiste, leur administration se bat contre nous, pied à pied, devant les tribunaux. Et pour la première fois depuis le vote de la loi du 13 juillet 2011 qui interdit tout forage au moyen de la fracturation hydraulique, le ministère de l’Ecologie pourrait autoriser la société Hess Oil à se prévaloir par mutation de sept permis, clairement destinés à mettre en œuvre cette technique dangereuse pour les hommes et leur environnement.

L’Etat n’est pas contraint de délivrer des permis, bien au contraire

En 2010, diverses sociétés, dont Lundin Petroleum et Toréador, ont obtenu des permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures non conventionnels en Seine-et-Marne et dans l’Aisne. La révélation de ces permis a suscité une vive émotion, une mobilisation citoyenne et le vote en urgence de la loi du 13 juillet 2011. Cette loi, votée par la droite comme par la gauche, interdit la fracturation hydraulique et contraint les pétroliers à dénoncer les permis obtenus pour des projets fondés sur le recours à cette technique. En septembre et octobre 2011, la ministre de l’Ecologie a abrogé plusieurs permis. Mais certaines sociétés ne se sont pas dénoncées. Leurs permis n’ont donc pas été abrogés alors qu’ils auraient dû l’être. Leurs permis sont manifestement illégaux comme le ministère de l’Ecologie le reconnaît d’ailleurs dans son communiqué de presse du 8 novembre, qui rappelle à juste titre l’opacité dans laquelle ces permis ont été signés.La société Hess Oil a souhaité acheter ces permis qui font l’objet d’une spéculation financière étonnante. Elle a donc demandé au ministre de l’Ecologie d’autoriser les sociétés titulaires de ces permis à les lui vendre. Il s’agit d’une procédure de « mutation » régie par les dispositions du code minier. Delphine Batho, l’ancienne ministre de l’Ecologie, a refusé ces demandes de mutations. Ces refus ont été attaqués devant les tribunaux par Hess Oil. Par une ordonnance du 25 avril 2013, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a ordonné à l’Etat non pas de délivrer les permis demandés par Hess Oil, mais de réexaminer ses demandes. Insistons sur ce point crucial : la justice n’a jamais demandé à l’Etat de délivrer à Hess Oil des permis de recherches d’hydrocarbures, elle lui a demandé d’instruire les demandes, de les examiner. Et cette instruction aurait dû aboutir à une décision de rejet. Car il ne saurait être possible d’autoriser l’achat d’un permis qui aurait dû être abrogé à la suite de la loi du 13 juillet 2011.

L’Etat ne s’est pas défendu

Lorsqu’une décision de l’administration est contestée devant un tribunal administratif, elle doit défendre sa décision et être représentée à l’audience. Pour ce faire, le ministère concerné écrit des mémoires en défense et se fait représenter le jour de l’audience. Etrangement, dans un dossier aussi sensible, le ministère de l’Ecologie n’a rigoureusement jamais défendu la décision de sa ministre de refuser le permis demandé par Hess Oil ! La lecture de l’ordonnance du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise le démontre (voir ci-dessous) : le Juge relève que l’Etat n’a pas présenté de mémoire en défense et n’était pas présent à l’audience. L’Etat a donc délibérément laissé la société Hess Oil s’exprimer seule devant le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.Pourtant, l’enjeu financier est élevé : l’Etat a été condamné à verser à cette société 2 000 euros par jour de retard pour chacun des 7 dossiers. Soit 14 000 euros par jour, soit 420 000 euros. L’enjeu écologique et économique de ce dossier justifiait donc le fait que l’Etat se défende, défende la loi et défende les deniers publics. Au lieu de cela : il ne défend pas, il pense délivrer tout de suite les permis et il doit un chèque. Le prétexte de la contrainte qui aurait été imposée par un juge ne tient pas un instant.

Et maintenant ?

Si le ministère de l’Ecologie devait autoriser la mutation de sept permis à la société Hess Oil, cette décision représenterait un point de bascule dans le dossier des gaz et huiles de schiste. La société Hess Oil va désormais se prévaloir de ces permis, notamment contre les recours déposés contre les autorisations qui lui ont été délivrées de manière explicable pour passer concrètement aux travaux de forage. Plus encore, cette société et les autres sociétés qui souhaitent rechercher et exploiter des hydrocarbures non conventionnels n’attendent plus que le vote du nouveau code minier pour déposer des demandes de permis : elles ne manqueront pas de se prévaloir de cette décision dont a bénéficié la société Hess Oil.Nous demandons à Mr Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, en cohérence avec son engagement et celui du président de la République, de revenir sur les termes du communiqué de presse du 8 novembre et de refuser la délivrance et la mutation de tout permis de recherches à la société Hess Oil.

Le rédacteur :
ARNAUD GOSSEMENT

Avocat, enseignant, spécialiste du droit de l’environnement.

Le rédacteur :
OLIVIER MEYER

Avocat

COMMUNIQUE DE PRESSE DE PHILIPPE MARTIN

 

Philippe MARTIN rencontre des élus de Seine et Marne et de l’Aisne

ainsi que  des membres des collectifs CARMEN et Fertois

 

Philippe MARTIN, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a

reçu ce matin une délégation composée de parlementaires, de représentants des

collectivités locales, du Conseil régional d’Ile-de-France, des Conseils généraux de

Seine-et-Marne et de l’Aisne, de collectifs anti gaz et huiles de schiste, au sujet de la

mutation des permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures « Toreador/Hess Oil ».

 

L’État a en effet été condamné à donner droit à la demande de mutation de 7 permis

de recherche d’hydrocarbures présentés comme conventionnels en Seine-et-Marne et

dans l’Aisne. Il s’agit de permis accordés en 2010 par le précédent gouvernement -

dans la plus totale opacité – à Toreador, qui les a ensuite cédés à Hess oil. L’opérateur

Hess oil a fait valoir ses droits ; il a gagné. L’État est désormais sous le coup

d’astreintes journalières de 14 000€ depuis le 17/10 (décision TA Cergy Pontoise).

 

Le code minier actuel ne permet pas de refuser ces mutations, sauf à exposer le

Ministère à un nouveau contentieux, avec à la clef de lourdes indemnités qui

pourraient atteindre plusieurs millions d’euros.

 

Entendant les craintes des élus et des collectifs réunis ce matin et attentif à la

mobilisation citoyenne, le ministre a présenté sa méthode de travail alliant

transparence, concertation et dialogue, en rupture totale avec celle adoptée par le

gouvernement précédent.

 

Il a annoncé la tenue de nouvelles réunions dans les semaines à venir ainsi que la

mise en place de Comités de suivi dans les territoires concernés par des permis de

recherches déjà accordés.

 

Plus généralement, il a rappelé sa farouche opposition à l’exploitation des gaz de

schiste par fracturation hydraulique et a précisé que : « nous devons sans attendre

nous détourner de notre sempiternelle addiction aux énergies fossiles, en cohérence

avec l’objectif fixé par le président de la République de réduire de 30% notre

consommation d’hydrocarbures à horizon 2030 ».

Par ailleurs, Philippe MARTIN n’accordera aucun nouveau permis de recherche d’hydrocarbures avant la réforme du code minier en 2014

 

Philippe MARTIN, Ministre de l’Écologie,

du Développement durable et de l’Énergie

Paris, le vendredi 8 novembre 2013

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Philippe-MARTIN-rencontre-des-elus.html

Télécharger le communiqué de presse (PDF – 135 Ko)

FRACKDOWN dans les campagnes d’Ile de France

Petit retour sur ces évènements modestes , près du terrain mais qui  n’ont pas eu les honneurs de la presse.  Nons n’étions pas des milliers comme à Montélimar

voir l’article de Libération

http://www.liberation.fr/terre/2013/10/19/des-milliers-de-manifestants-contre-les-gaz-de-schiste_940852

etr dans le monde : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/18/la-contestation-contre-le-gaz-de-schiste-essaime-dans-le-monde_3498235_3244.html

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Chez nous Ca commence par le 17  octobre à Milly-la-Forêt

La Salle des Fêtes de Milly était comble jeudi dernier pour La première réunion d’information sur les raisons sérieuses de nous inquiéter des nouveaux permis d’exploration qui couvrent le territoire de nos communes a réuni plus de cent personnes, dont plusieurs maires.
Nous y avons appris la réalité sur les besoins, non seulement en eau, mais aussi sur les quantités énormes de sable  nécessaires à la fracturation – ce qui provoquera des trafics incessants de camions et citernes sur nos routes, proches des sablières et de la Forêt Fontainebleau.
Puis le 19 octobre  le collectif sud77 , tenait un stand à Lieusaint fort bien documenté et de nombreuses personnes ont pris connaissance du danger de P1060042l’exploitation des ressources extrêmes
P1060038Devant le siège de Vermillion à Leudeville 150 personnes se sont retrouvées pour dire NON au pétrolier canadien.
Il y avait aussi une exposition à Etampes et un débat ainsi qu’à Montereau où une après midi festive était organisée. Egalement à Jouarre et à Chateau-Thierry …
Toutes ces manifestations, à l’initiative de Collectifs et associations locales, témoignent d’un refus général de la population de laisser dégrader leur environnement pour un bénéfice illusoire . Plus la menace se précise  plus les habitants comprennent et refusent de se laisser berner.

GASLAND 2 à TOUSSON (77)

 

 

tract gasland2Maheureusement c’est complet depuis Mardi 19h00

 

 

 

 

 

Journée mondiale d’action contre les gaz de schiste – Explications !

Par Maxime Combes sur Mediapart

Après la décision du Conseil Constitutionnel confirmant la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique, les collectifs citoyens et les organisations contre les gaz et pétrole de schiste appellent à une journée internationale d’action ce samedi 19 octobre. Pourquoi ?

Ce samedi 19 octobre, ce sont plus de deux cents actions dans près de 25 pays de la planète – soit la très grande majorité des pays concernés par le sujet – qui vont être organisées par les citoyen-ne-s, collectifs et organisations engagés contre l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste. Parmi ces deux cents actions, une petite dizaine vont avoir lieu en France avec des manifestations, rassemblements, débats publics, actions festives, prévues à Montélimar (Drôme), Saint-Claude (Jura), Toulouse, Lille, Paris, en Seine-et-Marne, dans l’Essonne, etc.Mais pourquoi donc avoir maintenu de telles actions alors que le Conseil Constitutionnel vient de juger conforme à la Constitution et ainsi confirmer la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique en France ? Question posée par la plupart des journalistes que nous avons rencontrés cette semaine, voilà trois éléments de réponse.

 

Nous exigeons plus de cohérence entre les paroles et les actes du gouvernement. Alors que la fracturation hydraulique est interdite, une soixantaine de permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux sont toujours valables, parmi lesquels un nombre conséquent qui ciblent manifestement des hydrocarbures de schiste. Ces permis doivent être annulés. Ces incohérences, nombreuses, doivent cesser. Au plus vite. Par ailleurs, le gouvernement doit arrêter immédiatement de délivrer de nouveaux permis comme il l’a récemment fait en Alsace et Lorraine. Si l’on veut réellement réduire de 30 % notre consommation d’énergie fossile d’ici 2030, et de 50% notre consommation d’énergie finale d’ici 2050 comme s’y est engagé François Hollande lors de la conférence environnementale, ce n’est pas de nouvelles explorations d’hydrocarbures dont nous avons besoin, mais du financement des politiques de sobriété et d’efficacité énergétiques et de développement d’énergies renouvelables permettant réellement d’enclencher la transition énergétique.

 

Nous appelons les pro-gaz de schiste à arrêter de déverser leurs mensonges manipulateurs. A peine le Conseil Constitutionnel avait-il publié sa décision qu’industriels, experts et avocats fossiles en appelaient à des expérimentations de fracturation hydraulique sur le territoire national, en s’appuyant sur les faiblesses de la loi du 13 juillet 2011 qui ne les exclut pas. La magistrale claque délivrée par le Conseil Constitutionnel ne leur a-t-elle donc pas suffit ? A quoi bon des expérimentations alors que nous en avons par milliers aux Etats-Unis, en Pologne, en Angleterre et que ces exemples suffisent à justifier l’interdiction de la fracturation hydraulique ? A quoi bon dépenser des dizaines de millions d’euros pour des ressources énergétiques climaticides alors qu’ils manquent des fonds pour financer la transition énergétique ? Que les pro-gaz de schiste se dévoilent donc : sont-ils climatosceptiques à ne pas vouloir entendre les recommandations de l’Agence Internationale de l’Energie et du GIEC préconisant de laisser la très grande majorité des réserves d’énergies fossiles dans le sol ?

Quelle que soit leurs actions de lobbying et basses manœuvres politiciennes, les pro-gaz de schiste doivent comprendre que rien n’entravera la détermination des collectifs citoyens et de nos organisations pour empêcher leurs projets et pour faire bifurquer, aussi vite que possible, nos sociétés dans une ère post-fossile et post-fissile.

Ni ici ni ailleurs, une journée mondiale d’actions pour renforcer les solidarités internationales.

Dans chaque pays, il est rétorqué aux opposants aux gaz et pétrole de schiste qu’ils seraient les seuls au monde à ne pas percevoir les intérêts de tels projets. Cette journée mondiale d’action démontre le contraire.Il n’y a pas un seul pays, une seule région concernée par les gaz et pétrole de schiste sans qu’il n’y ait d’opposition, de manifestations, de critiques. Ainsi en est-il de ces paysans polonais qui bloquent Chevron depuis plus de deux cents jours à Zurawlow. Ou encore de ces manifestants roumains qui ont obligé Chevron à stopper ses travaux. En Argentine, Espagne, Allemagne, Bulgarie, au Canada, et même aux Etats-Unis on ne compte plus le nombre de communes ou de régions qui ont pris des décisions restreignant ou interdisant l’usage de la fracturation hydraulique. Par cette journée internationale d’action, l’ensemble de ces citoyen-ne-s mobilisé-e-s tissent des ponts et nouent des solidarités effectives comme témoignent les multiples messages croisés qui sont échangés en ce 19 octobre.

Ainsi, comme le disent dans un message de soutien les militants luttant pour la protection du parc Yasuni en Equateur, ce n’est pas simplement une lutte contre la fracturation hydraulique, mais un pas supplémentaire « dans la critique de la civilisation du pétrole ».

Il est temps de bifurquer.

Il est temps d’inventer et de mettre en œuvre une transition énergétique s’appuyant sur les milliers d’expériences alternatives existantes.

Maxime Combes, membre d’Attac France et de l’Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)

 

 

N’OUBLIEZ PAS DEMAIN , JOURNEE MONDIALE GLOBALFRACKDOWN2

 

 

GlobalFrackdown2A ETAMPES

Exposition de 14h à 19h Boutique “La Source” square du Dr Jacques Calley

Conférence débat à partir de 19h Salle St Antoine 22 rue St Antoine

LE PLESSIS PATE

Marche vers le siège de vermillon Rendez vous devant la mairie 14h30

LIEUSAINT

stand d’information à partir de 14h “Ceuillette de Savigny”  départementale 50 à coté de Carré Sénart

MONTEREAU

Fin d’après midi festive  de 17h à 18h à l’auditorium

Soirée débat de 19h à 22h toujours à l’auditorium du conservatoire

PARIS

Péniche Alternat

11h00 Quai Anatole France , Port de Solférino

13h15 Pont de l’Alma , jardins flottants nouvelles berges

14h15 Quai Saint Bernard

 

GLOBALFRACKDOWN2 Samedi 19 octobre à Lieusaint – SENART

GlobalFrackdown2SENART (Lieusaint) samedi 19 octobre à partir de 14h00
stop pétrole de schistesud77
Stand d’information sur la fracturation hydraulique, les gaz et huile de schiste.
Cueillette de Servigny
Départementale 50 entre Lieusaint et Savigny-le-Temple, à 200 mètres du Carré de Sénart 77127 Lieusaint

Ils auront l’Alsace et la Lorraine !

13 octobre 2013

Les collectifs locaux, réunis en coordination nationale à

Saint-Avold, Moselle, les 12 et 13 octobre 2013 communiquent :

 

Alors que le gouvernement se réjouit de la décision du Conseil Constitutionnel qui valide la loi du 13juillet 2011 relative

à la fracturation hydraulique, nous nous interrogeons sur la judiciarisation de la question de l’exploration et de

l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. En 2011, la loi Jacob n’avait pas été votée par l’actuelle majorité

au motif qu’elle n’était pas suffisamment rigoureuse, qu’elle permettait des expérimentations. Arrivée au pouvoir,

l’actuelle majorité n’a pas modifié cette loi. Elle a attendu une action judiciaire d’un pétrolier pour maintenant se réjouir

du contenu de la loi Jacob. Le gouvernement attendra-t-il une pression judiciaire pour nommer la commission de suivi et

d’évaluation, instaurée par cette loi, qui permettra de mettre en place les expérimentations de fracturation?

Par ailleurs, depuis plusieurs mois, le gouvernement refuse de prendre position explicitement sur les transferts de

propriété (les “mutations”) de certains permis de recherche. Les industriels se sont lancés dans une débauche

d’attaques juridiques.

Ainsi, dans l’une des affaires qui l’oppose au pétrolier Hess Oil, l’absence de réponse du gouvernement le contraint (1)

à la date du 17 octobre 2013 : soit à autoriser la mutation de sept permis, soit à payer une astreinte de 2000 euros par

jour et par permis. Au moins quatre de ces permis visent explicitement la recherche d’hydrocarbures de roche-mère,

exploitables uniquement par fracturation hydraulique. Nous nous interrogeons sur la passivité chronique de ce

gouvernement qui, dans cette affaire comme dans toutes les autres (2), n’a pas présenté aux juges de dossier de

défense. Nous pensons que ce silence passif est éloquent. Le gouvernement aurait-il décidé de déléguer à la justice

ses choix politiques en la matière ?

Philippe MARTIN, ministre de l’environnement, rejettera-t-il ces demandes comme la loi l’y autorise et conformément

aux promesses du chef de l’État (3) ? De toute évidence il les signera. S’il les signe, il pourra ensuite déplorer de ne pas

avoir pu se soustraire à une décision de justice.

Les collectifs locaux se sont réunis en coordination nationale à Saint-Avold (57). Dans cette région ainsi que dans l’Est

et le Nord de la France, le gouvernement a mis fin au gel de décisions concernant les attributions et prolongations de

permis exclusifs de recherche. Par exemple, en août dernier, il a octroyé les permis dits de “Forcelles” (54) et “Seebach”

(67), il a prolongé les permis “Bleue Lorraine Sud” (57) et “Soufflenheim” (67) ; il a ouvert (en septembre) le permis

“Nord Cambrai” (59) à la concurrence, etc.

Le nouvel objectif du gouvernement serait-il d’ouvrir toute grande la porte de l’exploitation des gaz de couche aux

industriels? Dans des régions ayant un fort passé industriel, aujourd’hui faisant face à une crise profonde (Lorraine,

Nord-Pas de Calais, etc.), on fait miroiter aux populations locales “des emplois” et une exploitation “écologique”, en

jouant sur la confusion entre gaz de mines et gaz de couche (4).

La région Lorraine, où s’est tenue la réunion, est couverte par onze demandes ou permis exclusifs de recherche.

Pourtant le gaz de mine n’y est plus exploité, les méthodes pour l’extraire n’ont pas changé et ne sont pas devenues

plus faciles ou rentables… L’objectif masqué est d’évidence le gaz de couche et les industriels sont très pressés de

passer de la phase de “forages-tests” pratiqués actuellement en Lorraine à l’exploitation industrielle de ces gaz qui, sur

la durée, nécessite le recours à la fracturation hydraulique. L’exploitation sans recours à cette méthode ne permet

d’extraire qu’une petite partie des ressources en hydrocarbures, dont les industriels ne se contenteront pas, car ils ont

besoin de rentabiliser leurs investissements. Par conséquent, les industriels ne pourront pas tenir leur promesse de ne

pas utiliser cette technique sur ce type de gisements.

Mais, ici comme ailleurs, la résistance s’organise, les collectifs locaux se renforcent et tissent des liens entre eux, les

populations locales sont donc de mieux en mieux informées. Fortes de cette vision des choses, les populations

céderont-elles encore une fois aux sirènes des industriels ou, préféreront-elles se tourner vers une vraie politique de

sobriété et de conversion énergétique et écologique relocalisée, génératrice d’emplois stables et durables ?

Des alternatives aux hydrocarbures existent.

Sortons des schémas archaïques et productivistes et de la frénésie extractiviste !

 

Contacts presse

Lorraine, Marie-Noëlle Stephan : 03 87 01 87 14 Sud-Ouest, Sylviane Baudois : 06 83 20 51 96

Nord/Pas-de-Calais, Christine Poilly : 06 21 68 30 87 Jouarre, Isabelle Lévy : 06 63 04 05 19

Ile-de-France, Julien Renault : 06 75 60 59 34 Ile-de-France, Philippe Pascot : 06 78 08 99 07

 

(1) ordonnance du tribunal administratif de Cergy, 26 septembre 2013, PCJA : 54-035

(2) T.A. de Chalons en Champagne en janvier 2013, Conseil d’Etat en juillet 2013, T.A. Cergy-Pontoise en avril et en septembre 2013

(3) Allocution de François Hollande le 14 juillet 2013

(4) http://www.nongazdeschiste.fr/index.php/coordinationnationale/301-gaz-de-couche-nouvel-avatar-des-masseurs-de-roche COMMUNIQUE DE PRESSE

* Collectifs citoyens opposés à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures « non conventionnels », à la fracturation du sous-sol, aux forages

extrêmes et appelant à une véritable transition énergétique pérenne.

 

Signataires ; collectifs et associations

Carmen (02), Gazpart (02), Touche pas à mon schiste ! (07), Collectif 07 (07), Citoyens du Narbonnais Non Gaz et Pétrole de Schiste (11), Non au gaz de schiste Montélimar /Drôme Sud (26), Romans

Nord Drôme des Collines (26), FRAPNA 26 (26), Roynac 26 (26), Gard Rhodanien (30), Cigalois (30), Les Mages AJC (30), Garrigue Vaunage (30), Roquedur-Le Vigan (30), Anduze (30),

Gardonnenque – Petite Camargue (30), Viganais Non aux gaz et pétrole de schiste (30), Basta ! Gaz Alès (30), Nîmes anti schiste (30), Piémont cévenol (30), Gers Non au gaz de schiste (32), Bassin

de Thau (34), Sète (34), Non aux gaz de schiste Canal-Lirou (34), Montpellier littoral Contre les gaz et pétrole de schiste (34), Ceressou (34), Orb-Jaur Non au gaz de schiste (34), Eco’lectif Dégaze

Gignac et environs (34), Lodévois (34), Grand Montpellier (34), Pézenas (34), Clapiers (34), Inter-collectif Plaines du Languedoc Non au gaz de schiste (LR), Isère Stop aux GHRM (38), Haut-Jura

(39), Martel Non au gaz de schiste et de Houille (46), Lot-et-Garonne Non au gaz de schiste (47), Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d’esquist 47 (47), Causse Méjean – Gaz de schiste

NON ! (48), Florac Non gaz de schiste (48), La Canourgue (48), Houille ouille ouille (59-62), Pays fertois (77), Pays de Coulommiers (77), Briard (77), Bocage gâtinais (77-89-45), CRI – Nonville (77),

Association Nature-Environnement 77 (77), Union PNR de la Brie et des deux Morins (77), Collectif Marne-Ourcq-Multien (77), Stop pétrole de schiste 77 (77), Entrecasteaux (83), Collectif 83 (83),

Essonne Non aux gaz et pétrole de schiste (91), Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste (IDF), Collectif ALDEAH / France et Amérique Latine, Association Gaïa – SOS planète en danger,

Association nationale No Gazaran !