2 Pétitions à signer
action en ligne lancée par Food and Water Europe, pour interpeller les instances européennes et faire contre-poids, parmi de très nombreuses autres initiatives, au poids des lobbies et pro gaz de schiste à Bruxelles et ailleurs
http://action.
pétition pour interdire la fracturation hydraulique en Irlande :
https://secure.avaaz.org/en/
le pétrole de schiste en SetM sur FR3
Reportage le 5 Mai avec les interventions de :
Fabien VALLEE, André PICOT et Philippe BUSH
LE VERMONT INTERDIT LA FRACTURATION HYDRAULIQUE
Traduction: Source: “Seven Days”. “Blurt”, le blog de lʼéquipe.
Texte de Kathryn Flagg, posté le 4 mai, 2012 dans la rubrique “Energie,
environnement, politique, Vermont I Permalink”
Le Vermont devient le premier état du pays à interdire le fracking.
Aujourdʼhui, les législateurs du Vermont ont mis le hola à une méthode contreversée de
forage à la recherche de gaz naturel , faisant du Vermont le premier état aux E.U. à
interdire la fracturation hydraulique ( connue le plus souvent sous le nom de “fracking” ) .
Aujourdʼhui, les législateurs ont approuvé lʼinterdiction par un vote de 103 à 36 à la
Chambre des Représentants et le texte de loi est en route pour le bureau du
Gouverneur Peter Shumlin.
Le fracking est une technique dʼextraction de gaz naturel qui consiste à injecter de lʼeau,
du sable et des produits chimiques dans des formations rocheuses denses du soussol.
Lʼindustrie du gaz er du pétriole lʼadore – le fracking a donné accès à dʼimmenses
réserves de gaz naturel qui , auparavant, était trop difficile ou trop coûteux à extraire.
Mais les conservationnistes ont donné lʼalarme, en signalant des problèmes de
contamination des nappes phréatiques, de moyens de se débarasser des eaux usées
et même de tremblements de terre dans des endroits où a lieu le fracking.
Le reportage le plus récent sur le débat dans “Seven Days” remonte au mois de
février, peu de temps après que la Chambre a voté un moratoire de trois ans sur le
fracking. A cette époque, des lobbyistes opposés à la pratique essayaient de faire
voter des restrictions encore plus dures et, finalement, ils ont gagné.
En plus de lʼinterdiction du fracking dans le Vermont, la loi interdit aussi lʼimportation et le
dépôt des eaux usées dans lʼétat. Vu le nombre dʼétats autour du Vermont dans
lesquels on a actuellement recours à cette technique, dit Paul Burns, Directeur exécutif du
groupe “ Vermont Public Interest Group” ( groupe qui défend les intérêts des citoyens
), lʼinterdiction a quelque chose de rassurant.
“Cʼest tout ce que nous espérions,” dit Burns.
Il dit que lʼindustrie du gaz et du pétrole a tout fait pour empêcher lʼinterdiction, faisant
venir des lobbyistes dʼ autres états et menaçant même de déposer une plainte (
menace dont les juristes de lʼAgence des Ressources Naturelles ont dit quʼelle était
invalide ) au cours des derniers jours avant le vote.
“Il était assez clair que les lobbyistes de lʼindustrie et lʼInstitut Américain du Pétrole
travaillaient dur pour empêcher la législation, premier défaut de la cuirasse,” dit Burns.
Jake Brown, porte-parole du Conseil des Ressources Naturelles du Vermont, fait
remarquer que deux tiers des habitants du Vermont prennent leur eau potable dans les
nappes phréatiques. Brown dit que lʼinterdiction est “raisonnable et prudente”, en
ajoutant que “si et quand” lʼindustrie sera capable de prouver que le fracking nʼest pas
dangereux, ils pourront certainement demander aux législateurs dʼabroger lʼinterdiction.
Lʼinterdiction constitue une frappe préventive contre le fracking dans le Vermont – parce
que, en fait, la technique nʼa jamais été utilisée dans lʼétat. Mais cela fait des années que
le fracking fait la une des journaux dans lʼétat de New York et dans la Pennsylvanie, à
cause des schistes Marcellus riches en gaz. On nʼa pas prêté grande attention au
Vermont, même si les schistes Utica dans le nord-ouest du Vermont auraient pu être
envisagés pour un développement à venir. Entretemps, des résidents du Québec
voisin ont prévenu que des puits tout proches au Canada se sont avérés viables sur le
plan économique et ont conseillé aux habitants du Vermont de ne pas permettre le
fracking dans le Vermont.
Burns dit:” il sʼagit dʼun coup tiré contre le fracking qui sera entendu dans le pays tout
entier, et peut-être dans le monde entier. Beaucoup de gens suivent avec attention ce
qui se passe ici.”
Maureen Johnson
TRAITEMENT DES BOUES DE FORAGE
diponible ici
Pétrole de schiste à Chéroy ? – La vigilance est de rigueur !
Chéroy, vendredi 27 avril. 20 h 30. La première réunion publique d’information sur les nouveaux permis d’exploration de pétrole fait salle pleine… et même débordante ! Plus de 120 personnes s’étaient déplacées sous la pluie à l’appel du tout nouveau collectif « non au pétrole de SCHISTE – Bocage Gâtinais ».
La commune de Chéroy a récemment découvert qu’elle se trouvait sur le territoire défini par le permis nouveau du même nom, en mauvaise passe d’être octroyé aux compagnies Lundin et Concorde . – « Pas grave ! Rien à craindre » aurait répondu à la ronde le conseiller général de Chéroy Jean-Baptiste Lemoyne, il ne s’agit que d’explorer et la Loi « Jacob » interdit la fracturation hydraulique ! »
Certes, mais tout cela est théorique, la réalité ? Elle est sur le terrain : les compagnies ne vont pas se contenter d’investir pour les beaux yeux de la science, ni de rechercher les « poches de pétrole conventionnel » dont même les pétroliers s’accordent à dire qu’elles ont été toutes reconnues et qu’il n’y a plus rien d’intéressant, sauf à descendre dans la roche-mère (citations de M. Roux de TOTAL en 2001 – et de M. Vially de l’IFP en 2012)
En outre, comme le rappelle l’Association des Hydrologues des Services Publics : ” tout forage est susceptible d’être à l’origine d’une dégradation irréversible ” toute exploration, forage quel qu’il soit, présente un réel danger pour les nappes phréatiques. Surtout dans la région avec le régime quarstique du Lunain réputé fantasque et ses effets de pollution immédiate (une question d’heures) . Par ailleurs, deux accident de forage purement « conventionnel » à Chailly en Bière sont restés dans les mémoires.
Enfin, comment se fier aux estimations et promesses pharaoniques des compagnies pétrolières quand tout démontre qu’elles sont fausses et relèvent de la propagande mensongère ?
La présentation faite au cours de cette réunion, nous remet les pieds sur terre. Dans une analyse implacable, non dénouée d’humour, elle compare les estimations du « trésor sous nos pieds » dans le Bassin parisien aux chiffres officiels de pétrole de schiste récolté dans le Bassin de Bakken (North Dakota.USA) dont la géologie est similaire – mais pas la densité de population ! – (1000 ha/km² en IdF, contre 4 ha/km²au North Dakota).
Car, dans la meilleure hypothèse, tous comptes faits selon l’Institut Français du Pétrole, il n’y aurait que 1,6 milliards de barils « exploitables » disséminés dans la roche-mère d’Ile-de-France et 500 forages feraient passer notre « autonomie énergétique annuelle », de 5 jours actuellement à … 15 ou 18 jours par an, pendant seulement une poignée d’années. Pas de quoi faire frémir la balance commerciale ! Les autres promesses sont à l’avenant : il ne faut pas s’attendre à payer moins cher l’essence, ni à inverser la tendance-chômage, les compagnies –toutes étrangères- préférant importer des travailleurs ne parlant la langue des pays exploités – et n’ayant aucune intention de nous faire des cadeaux. Car ce que recherchent ces compagnies plus financières que pétrolières, c’est un enrichissement rapide des actionnaires.
Le prétexte de recherche scientifique est aussi très suspect : le code Minier autorise en effet les bénéficiaires de permis « de recherche » à exploiter les hydrocarbures qu’ils trouveront, c’est-à-dire de les commercialiser sans avoir à payer de taxes. Mais, comme ces permis sont accordés pour 5 ans et renouvelables 2 fois, les compagnies auront fait le plein de nos richesses en sous-sols avant l’échéance des 15 ans de permis d’explorer…
En revanche, que d’emplois détruits localement, que de pollutions et catastrophes sanitaires, écologiques, partout où cette industrie, nécessairement violente, a sévi.
Allons-nous vraiment prendre les risques de pollutions et destructions irréversibles, pour … si peu d’avantages ? Allons-nous épuiser et brûler toutes nos réserves d’énergie fossiles en sachant que le changement climatique nous l’interdit ?
Mais que faire alors ? Les idées fusent dans la salle… Parer au pire, garder l’œil ouvert… un réseau de vigilance s’est déjà constitué entre les collectifs. Il fonctionne. – Ecrire, écrire, écrire… convaincre les élus, locaux, départementaux, nationaux, européens… Eduquer les jeunes… Utiliser tous les moyens de résistances légaux : les maires ont la possibilité d’agir localement.
Et surtout, résister courageusement, manifester collectivement notre détermination, notre refus.
Dans l’assistance plusieurs personnes rappellent qu’il nous faut changer déjà nos mentalités, notre « conditionnement » à surconsommer, à produire trop de « biens » inutiles dont on ne sait plus comment s’en débarrasser… Nous préparer à de nouveaux modes de vie, de partage, de solidarité, de courage, de convivialité, pour préserver un héritage à nos enfants.
Convivialité, courage, partage… Cette réunion organisée et documentée en un temps record par les bénévoles en a donné un bel exemple.
Merci aux « Amis de la Mare », à sa dynamique présidente Isabelle Ksyk, à Isabelle Michaut-pascual, à Patrick Troubadour, aux amis et citoyens des nouveaux Collectifs, aux élus qui se sont déplacés et sont intervenus : les conseillers municipaux de Chéroy, M. Dominique Bourreau, Maire de Villeneuve La Guyard et Conseiller Général du Canton de Pont-sur-Yonne et à tous les habitants qui sont venus s’informer, proposer leurs solutions.
Une seconde réunion est prévue à VOULX,
vendredi 4 mai prochain, à 20 h 30,
à la salle du Mille Club.
rédigé par : Cadel
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